Berceuse à Elina !  posté le lundi 12 septembre 2011 20:05


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Voici pour les guitaristes de ce site, et pour les autres aussi bien sûr,

la berceuse à Elina, déjà publiée par ailleurs !

Merci !

Composition et interprétation : JM

Tous droits réservés ©

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Apostrophe à une chenille  posté le samedi 16 avril 2011 16:54


 

Sur un texte de Nine...

Chenill'hé !
T'es toute déguenillée
T'as pas de famille ou quoi j'sais pas, j'sais pas
Pour s'occuper de toi, tu crois
Oui s'occuper de toi, c'est ça, c'est ça...

Ma fille habille-toi
De tralalas
De taffetas
Pas de gros drap
De poil à rat
Prépare-toi
Pour le gala
Et tu verras...

Chenill'hé !
Je te fiche mon billet
Qu'tu rencontreras pas un gros bras, mieux qu'ça
Un ver à soie, pas un malfrat
Les renégats, c'est pas pour toi, crois-moi !

Chenill'hé !
Autour d'un cendrier
De toile d'araignée, d'poésie engagée
Parbleu, vous deux vous devis'rez
Il t'offrira un verre à toi, voilà.

Chenill'hé !
Tu peux décaniller
T'as pas vu ta bille, c'est flagada, dis-moi
Tout ce barda, tout ce fatras
Regarde ça, ça rime à quoi, tout ça ?

Ma fille maquille-toi
Du mascara
Du rose aux doigts
Du je sais pas
Pour faire du plat
Du blablabla
Du « Regard'-moi
Mon ver à moi »

« Chenill'hé !
On va s' enfamiller »
C'est c' qu'il te dira tout bas ton roi d'la soie
« Pas d'cinéma, la bague au doigt
Des p'tits cocons quand tu voudras, au choix »

Chenill'hé !
Tu peux t'déshabiller
Quitter ton manteau d'p'tite fille et déployer
Tes ailes, du zèle ! Du sensuel !
Ma demoiselle, ma demoiselle
Ma belle
Ma belle
Ma belle
Ma belle, ma belle...

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Texte: Nine

Musique: JM

Tous droits réservés ©

 

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A dit l'oiseau...  posté le mercredi 30 mars 2011 07:23


 

 

Sur le très beau poème de Nine :

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Silence, a dit l'oiseau, du bout de ses rémiges  

Ne dis pas qu'en ton cœur est la mélancolie  

Ne parle pas des maux qui hantent ton esprit  

Secrète ta douleur aux tréfonds de la nuit  

Ne dis pas ce tombeau qui te scelle et t'afflige.  

  

Puis il s'est envolé dans un battement d'ailes  

Traversant les nuées, fragiles fleurs des cieux  

Que l'on cueille en passant pour côtoyer les dieux.  

Et, laissant, douloureux, son reflet dans mes yeux  

Il s'est évanoui, créature irréelle.  

  

J'ai conservé entre mes lèvres cet anneau  

À ne jamais donner au vent ni à l'orage.  

Je poursuis mon chemin vers d'autres paysages  

 Sans jamais dire un mot, ni lâcher mon bagage  

 Sans un cri, ni sanglot. Silence, a dit l'oiseau.  

 

Texte: Nine

Musique: JM

Tous droits réservés ©

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Au nom des droits des femmes  posté le mardi 08 mars 2011 12:45


 

En ce 8 mars, voici magnifiquement interprétée par Yam, une chanson

écrite par mon ami Jean-Michel Leleu :

 

Petite sœur de l'Orient

Battue, humiliée et violée

Par tous ces hommes méprisants

Qui te traitent comme du gibier

Tu es une monnaie d'échange

Et l'on dispose de ta vie

Peu importe si ça te dérange

On t'emprisonne sous un tchadri

 

Au nom des droits des femmes

Je veux chanter pour toi

Pour dénoncer les drames

Je t'offre sans réserve ma voix

 

Fille d'ébène venue d'Afrique

Pour toi le plaisir est péché

Au nom des traditions ethniques

On continue à t'exciser

Plus près de nous en Occident

Que l'on dit pourtant libérée

Bien des femmes dans le présent

Sous les coups restent mutilées

 

Au nom des droits des femmes

Je veux chanter pour toi

Pour dénoncer les drames

Je t'offre sans réserve ma voix

 

Et même si tu as croqué la pomme

Ne te crois surtout pas châtiée

Refuse l'infamie des hommes

Il est grand temps de t'affirmer

Tu es l'espoir de notre terre

Toi qui portes la vie avant tout

Que feraient sans toi tous tes frères

Qui n'arrivent pas à tes genoux

 

Au nom des droits des femmes

Je veux chanter pour toi

Pour dénoncer les drames

Je t'offre sans réserve ma voix

 

Texte : Jean-michel LELEU

Musique : Jean-Marie DJIBEDJIAN

SACEM

 Interprète : YAM

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A Lightnin' Hopkins  posté le mardi 01 mars 2011 13:16


 

 

Un texte d'Alain Girard en hommage à ce bluesman...

Au-delà des immensités
Que sont tous mes pas de travers,
Malgré la vie de la cité
Au-delà de mes songes-vers,
Tout seul j'épouse
Lightning Blues !

Et sa voix grave réverbère
Tous les échos de l'esclavage,
Le noir de la peau, sa misère
Au long de nos siècles sans âge...
Et tout jalouse
Lightning Blues !

Maintenant musique qui ose
Et le cri et la mort du son,
Sa peau qui se métamorphose
A ma peau brune sans façon
Quand j'andalouse
Lightning Blues !

Je suis la guitare effondrée
Sous les doigts blessés des révoltes,
Le noir de la nuit empourpré
Quand le blanc en fait la récolte
Et que je blues
Lightning Blues !

Laissez-moi jouer sa musique,
Être l'écho de son errance
Et, piètre ou gueux, Lui fantastique,
Oublier mes incohérences
Quand, seul, j'épouse
Lightning Blues !

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Texte : Alain Girard

Musique : JM

Tous droits réservés ©

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